Refaire l’électricité d’un appartement
Devis et budgets

Refaire l’électricité d’un appartement : 150 € TTC/m² en moyenne, mais pas dans tous les cas

Devis et budgets Par Bruno Cazenave Mis à jour le 26 octobre 2026

Pour refaire l’électricité d’un appartement, le budget se situe le plus souvent entre 100 et 200 € TTC/m², avec une moyenne courante autour de 150 € TTC/m². L’estimation change selon l’état de l’installation, le niveau de rénovation attendu, le type de pose et les finitions à reprendre. Avant de demander un devis, il faut donc distinguer une simple mise en sécurité d’une rénovation électrique complète. Nous y revenons en détail : « Prix des travaux à Paris ».

Le bon ordre de grandeur pour chiffrer votre projet

Le prix au m² reste le repère le plus simple pour préparer un budget. Une pose apparente tourne autour de 100 € TTC/m², tandis qu’une pose encastrée approche plutôt 200 € TTC/m². Pour une mise aux normes électriques complète, le coût peut monter jusqu’à 250 € TTC/m² lorsque le tableau, les circuits, les prises, la mise à la terre et les finitions sont concernés.

Refaire l'électricité d'un appartement : comparatif des prix au m² entre rénovation partielle et complète
Refaire l’electricite d’un appartement : comparatif des prix au m² entre rénovation partielle et complète
Type de travaux Budget indicatif À prévoir
Rénovation partielle 80 à 120 € HT/m² Remplacement ciblé de prises, circuits ou protections
Rénovation complète 120 à 200 € HT/m² Reprise de l’installation, tableau, circuits et appareillages
Pose apparente Environ 100 € TTC/m² Goulottes visibles, chantier plus rapide
Pose encastrée Environ 200 € TTC/m² Saignées dans les murs et reprises de finition

Pour un appartement de 60 m², une rénovation partielle estimée entre 80 et 120 € HT/m² représente environ 4 800 à 7 200 € HT. En rénovation complète, la même surface peut atteindre 7 200 à 12 000 € HT. Sur un studio de 30 m², l’enveloppe démarre souvent autour de 3 000 € et peut grimper vers 4 800 € selon la complexité.

Rénovation partielle ou complète : ce que le devis inclut vraiment

La rénovation partielle, utile si l’installation reste saine

Une rénovation partielle consiste à intervenir sur certains points seulement : ajout de prises, remplacement d’interrupteurs, création d’un circuit spécialisé pour une cuisine, mise en sécurité d’une salle de bains ou modernisation d’un tableau encore récupérable. Elle convient lorsque le diagnostic électrique ne révèle pas de défaut généralisé et que les gaines, conducteurs et protections principales restent exploitables.

La rénovation complète, préférable en cas d’installation vétuste

Une rénovation complète revient à repenser l’ensemble de l’installation électrique. Elle peut inclure le remplacement du tableau électrique, l’ajout d’interrupteurs différentiels, la pose de disjoncteurs de protection, la mise à la terre, les boîtes DCL pour les luminaires, les prises RJ45 et parfois un coffret de communication. C’est souvent le scénario retenu après l’achat d’un appartement ancien ou lors d’une rénovation globale du logement.

Pour comprendre la différence, imaginez l’installation comme une chaîne qui relie le tableau à chaque usage du logement. Si un seul élément est abîmé, une reprise locale peut suffire. Si l’ensemble a vieilli, corriger seulement quelques points ne règle pas le problème de fond. En électricité, cette logique aide à arbitrer : remplacer une prise défectueuse n’a pas le même sens que conserver des circuits anciens, mal protégés ou sans terre dans plusieurs pièces.

Pose apparente, encastrée ou semi-encastrée : l’arbitrage coût, esthétique et chantier

La pose apparente limite les travaux lourds

La pose apparente, aussi appelée pose en saillie, fait passer les câbles dans des goulottes fixées sur les murs. Elle coûte moins cher, réduit les démolitions et s’adapte bien à un appartement occupé ou à un budget serré. Sa limite est surtout esthétique, car même avec des goulottes discrètes, le cheminement reste visible.

La pose encastrée améliore le rendu mais augmente le prix

La pose encastrée consiste à intégrer les circuits dans les murs ou cloisons. Elle demande des saignées, des boîtes d’encastrement, puis des reprises d’enduit et de peinture. C’est cette succession d’étapes qui explique un coût plus élevé. Elle est pertinente si vous refaites aussi les sols, les murs ou toute la décoration, car les finitions peuvent être mutualisées avec le reste du chantier. Pour aller plus loin, voir « Rénovation au m² à Paris, de 500 à 3 200 € selon les travaux ».

La solution semi-encastrée peut être le compromis

Dans certains appartements, l’électricien peut combiner les deux méthodes : encastrer les zones visibles, comme le séjour, et utiliser des goulottes dans une buanderie, un couloir technique ou derrière des meubles de cuisine. Cette approche permet de maîtriser le budget sans sacrifier le rendu dans les pièces principales.

Les facteurs qui font varier le prix d’un devis électrique

Deux appartements de même surface peuvent avoir des devis très différents. Le nombre de pièces, l’accessibilité des murs, la présence d’une mise à la terre, l’âge du tableau, la quantité de prises souhaitées et les équipements à alimenter pèsent lourd dans le chiffrage. Une cuisine équipée, par exemple, nécessite plusieurs circuits spécialisés pour le four, les plaques, le lave-vaisselle ou le réfrigérateur.

Électricien contrôlant le tableau électrique d’un appartement avant d’établir le devis
  • État de départ : une installation vétuste ou non conforme demande davantage de reprises.
  • Niveau de confort : prises supplémentaires, RJ45, éclairages multiples et commandes va-et-vient augmentent le devis.
  • Contraintes de copropriété : accès, horaires de chantier et parties communes peuvent compliquer l’intervention.
  • Finitions : peinture, rebouchage et reprises murales ne sont pas toujours inclus dans le devis de l’électricien.

Il faut donc comparer plusieurs devis à périmètre identique. Vérifiez que le tableau électrique, les protections différentielles, les circuits spécialisés, la mise à la terre, les appareillages et les finitions éventuelles sont clairement détaillés. Sans ce niveau de précision, deux offres proches en apparence peuvent couvrir des prestations très différentes.

Sécurité, norme NF C 15-100 et recours à un professionnel

Refaire l’électricité ne relève pas seulement du confort. Une installation non conforme ou vieillissante augmente les risques de courts-circuits, d’incendie et d’électrocution. Le diagnostic électrique permet d’identifier les anomalies avant de décider s’il faut une mise en sécurité ou une mise en conformité plus large. Sur ce sujet précis, voir « Paris ».

La norme NF C 15-100 sert de référence pour concevoir une installation moderne et sécurisée : nombre minimal de prises, circuits dédiés, protections adaptées, volumes de sécurité dans la salle de bains, tableau correctement organisé. Dans la pratique, faire appel à un électricien qualifié reste vivement recommandé, car il engage la sécurité du logement et la cohérence de l’ensemble du réseau.

Le bon moment pour intervenir est souvent avant d’emménager, après un achat, lors d’une rénovation complète ou dès qu’un diagnostic révèle une anomalie importante. Plus le chantier est anticipé, plus il est facile de coordonner électricité, plomberie, cloisons et finitions, et donc de garder la maîtrise du budget.